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18/10/2013

Education : trop de violences scolaires !

De façon générale, la violence scolaire a légèrement augmenté en 2009-2013.

Les atteintes physiques ont diminué au collège et au lycée, sauf dans les lycées d'enseignement général et technologique,  mais ont augmenté à l'école. 

Par contre, dans les lycées professionnels, c'est la part des violences verbales qui augmente tandis que dans les collèges les atteintes à la sécurité grimpent.

Les atteintes aux personnes représentent 76 % des incidents déclarés, devant la violence verbale (38 %) et la violence physique (30 %).

Mais tout cela ne reste que des statistiques et qui plus est sur les actes « les plus graves », malheureusement combien d’autres agressions passent sous silence ?

Les enseignants sont davantage victimes, notamment par les agressions verbales.

La part des personnels de l’enseignement victimes «augmente légèrement mais significativement». Elle est passée de 50 % en 2007-2008, à 53 % l'an dernier alors que celle des élèves a diminuée.

Un incident grave sur dix comporte l'introduction d'un objet dangereux (coupants, contondants, toxiques, explosifs, ou armes blanches).

Les incidents en école primaire ont également été analysés et on peut noter que la violence est «près de trente fois plus faible que dans le second degré ». Contrairement aux collèges et lycées, la part de violence verbale a diminué tandis que celle de la violence physique a augmenté.

Dans le même temps, leurs familles deviennent moins interventionnistes et leur implication dans des incidents diminue, passant de 35 % à 22 %.

Je me souviens avec nostalgie de l'époque où je recevais une claque pour avoir parlé en cours et où en rentrant à la maison, je m’en prenais une autre par mon père pour avoir manqué de respect à mon professeur. Cette époque est révolue, dépassée et nous avons à faire face à beaucoup plus d’agressions et de violences. C’est navrant !

S’il y avait un peu plus d’éducation et de discipline de la part des parents, la société pourrait peut-être revenir à un peu de civilisation et de normalité.

Les parents, de nos jours, ne jouent plus leur rôle de parents et comptent beaucoup trop sur l’Education Nationale dont ce n’est pas le rôle.

Les bousculades et autres bagarres ont toujours existé dans les cours de récréation mais elles étaient réprimandées par les enseignants qui surveillaient.

Les enseignants ou les pions chargés de cette surveillance s'appuyaient, pour accomplir leur rôle, sur une éducation inculquée à la maison, sur des principes admis de tous, sur un certain respect et une certaine confiance des parents à leur égard, sur l'autorité de l'institution…etc

De nos jours, lorsqu’un enfant est pris en « flagrant délit » d’agression, quelle qu’elle soit, ce sont bien souvent les parents qui viennent défendre leur progéniture et dans la majorité des cas, ce n’est jamais leur gamin qui est fautif !

A quand également le retour de la politesse et de la civilité pour rééduquer parents et enfants ?

Interdiction d’employer des gros mots à la maison, de même que les bagarres entre frères et sœurs, et proscrire les violences verbales et les noms d’oiseaux !

Enseigner le respect fait aussi partie du rôle de parent.

Il est vrai que ça parait simple lorsqu’on en parle, mais j’ai tendance à constater que cela semble échapper à de plus en plus de personnes.

N’oublions pas que les adultes sont un modèle pour les enfants : s’ils sont polis et respectueux dans leur vie quotidienne avec leurs enfants comme avec ceux qu'ils côtoient, les enfants suivront et l'autorité des parents en matière d'éducation sera crédible.

Des petites incivilités aux faits divers tragiques, la violence s’est imposée dans le paysage scolaire. Toutefois, il est très difficile de dresser le portrait-type de ses auteurs.

Pour autant, je pense qu’il n’existe pas toujours de lien entre échec scolaire et violence, pas plus qu’entre milieu social et comportements agressifs.

Une chose est sûre, le comportement de l’enfant à l’école est lié aux rapports qu’il entretient au sein de sa famille. Les parents doivent, dès les premières années, « apprendre à se faire obéir en posant quelques interdits sur un fond général d’autorisation ».

Beaucoup de parents tentent plutôt de contraindre leur enfant par la violence ou par la séduction. Une fois le gamin arrivé à l’adolescence, la situation devient ingérable, tant pour eux que pour les enseignants.

La violence entre élèves a toujours existé, mais celle qui apparaît la plus scandaleuse aujourd’hui est la violence qui vise les adultes : injures, agressions, dégradation des voitures, des locaux…

Ce type de violence s’apparente plus à de l’émeute, de la rage, et oui il faut protester contre ce type de violence. 

Il est donc important d’agir, chacun à son niveau, sur les éléments sur lesquels on a un peu d’influence.

Johnny Perchec

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