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07/03/2014

La leçon européenne de Nicolas Sarkozy (28 février 2014)

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«Une question stratégique»

Mais c'est une leçon qu'il vient délivrer. «L'amitié franco-allemande n'est pas un sujet d'actualité, elle n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question stratégique, existentielle, insiste-t-il. Sans ce socle, il n'y a pas d'avancée possible en Europe. Il ne faut pas jouer avec cela.» Nicolas Sarkozy plaide pour un renforcement permanent de la relation. «Il appartient à chaque responsable d'apporter sa contribution», dit-il. Voilà pour la stratégie de rapport de forces préconisée par une partie de la gauche française et la «tension amicale» pratiquée l'année dernière par François Hollande.

Au début de la crise en Europe, le duo «Merkozy» avait été critiqué pour sa prédominance. L'ex-président assume. «Dans la crise, l'Europe avait un besoin vital de leadership, assure-t-il. Quand on a peur du leadership, c'est qu'on a peur de ses responsabilités.» Prolixe sur le passé, Nicolas Sarkozy n'évoque pas les difficultés actuelles de l'Europe à renouer avec la croissance. À trois mois des élections européennes, il appelle les Européens à regarder leurs faiblesses avec lucidité. Il existe «deux Europe», dit-il en proposant un choix «paradoxal»: «Plus d'intégration pour l'Europe de l'euro, moins d'intégration pour l'Europe des 28.» Cette Union-là doit «abandonner des compétences», estime-t-il, et «se concentrer sur sept ou huit missions»: industrie, recherche, énergie... C'est à peu près la ligne préconisée à l'Élysée: «L'action de l'Europe doit se concentrer là où elle est importante.»

Perchec Johnny
Responsable UMP MEZE

 

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